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Garth Bowden

Garth Bowden (né en 1970) a grandi à Londres où il a étudié les beaux-arts à Camberwell Art College et à la Chelsea School of Fine Art; il vit aujourd'hui entre Paris et le sud de la France. Il travaille de façon thématique, plutôt que via une technique ou un medium unique. Peinture, photographie, sculpture sont ses moyens d’expression. Des médiums qu’il utilise pour témoigner de ses réflexions intérieures sur le monde. Il s’intéresse à la confluence de l’art et de la culture pop pour mieux pointer du doigt la consommation à outrance, le gaspillage mais aussi l'influence américaine, les attentats ou l’immigration. Des sujets forts et poignants, globalisés et interconnectés, aux innombrables répercussions.

L'oeuvre de Garth tourne souvent autour du langage, que ce soit en fusionnant des icônes pop avec des références d’art classique ou primitif, ou encore dans le domaine abstrait du motif qu’il considère comme un langage en tant que tel. L’artiste aime utiliser une iconographie familière justement à cause de son universalité. En effet, il est difficile d'échapper à Disney: ses symboles sont omniprésents et son jargon connu de tous.  Ainsi, en associant le langage de l'art avec celui de la culture pop, Garth engendre la collision d’éléments issus de mondes disparates: des objets imprégnés de symboles contre des objets vides de sens. Il nous invite ainsi à questionner la valeur de nos perceptions et nos préjudices.

L’artiste n’a pas la prétention de répondre à toutes les questions posées. Il avance dans la réflexion, embarquant avec lui les curieux et le public, avec une oeuvre qui a du sens et de l’humour.

Garth expose régulièrement en Europe et dans le Pacifique. Dernièrement, il a collaboré avec l’artiste américain James Gilbert dans l’exposition conjointe « Plastic Primitive ».  Il a toujours été artiste comme ses ainés avant lui. Son arrière arrière grand-père est le peintre néo-impressionniste belge Théo Van Rysselberghe et son arrière grand-père André Gide, prix Nobel de littérature en 1947.

TikiMiki - Myth & Reality

D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?

La question poignante de Gauguin initie un dialogue qui n’est pas moins d’actualité aujourd’hui qu’il ne l’était en 1898 lorsqu’il a peint cette oeuvre monumentale à Tahiti.
Le Tiki est devenu une marque, un logo, une icône, au même titre que Mickey, l’ambassadeur du « soft power » envahissant de Disney et du rêve américain, dont l’iconographie transcende frontières et continents.

Au 19ème siècle, la colonisation de Tahiti et les règles strictes des missionnaires britanniques et français y ont laissé un vide culturel. La quasi-totalité de leurs pratiques traditionnelles étant interdites, les tahitiens ont intégré et adopté une identité et des pratiques religieuses plus occidentales. Depuis quelques années, Tahiti connait une renaissance culturelle - notamment via l’art du tatouage, la danse, les costumes - redécouvrant son identité et sa culture ensevelies sous une culture pop américanisée. Ainsi TikiMiki représente l’alliance entre la culture première et la culture populaire.

Comment une culture évolue et survit-t-elle face à un monde en changement constant ? Qui définit ce qui est authentique et ce qui ne l’est pas ? Si une culture n’évolue plus, est-elle encore vivante ? Il n’y a pas de réponse évidente à ces questions.

Cette exposition explore les sujets universels de la surconsommation, du gaspillage et du traitement des déchets, ainsi que l’influence des États-Unis, de leur style de vie et de la culture populaire. L’artiste s’interroge ainsi sur l’impossibilité de retourner en arrière, car le passé est devenu aussi fictif que le futur. Le paradis que nous cherchons ne peut se révéler que dans l’imperfection du présent. Les cultures évoluent, changent, grandissent pour refléter l’actualité, la technologie, la prise de conscience. l’Histoire n’est pas un livre fermé. C’est au contraire une histoire en développement constant, qui pose et repose la même question…

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Where Do We Come From?  What Are We?  Where Are We Going?

 

Gauguin’s poignant title provokes a dialogue that is no less topical now than it was in 1898 when he completed his seminal painting. 

 

Our life is often characterised by mythologising the past, lamenting the present and worrying about the future. We have a tendency to think back to a golden age where society flourished in harmony with nature and life was simple, easy and authentic. But the reality is that there is no eden to return to, if ever there was one. Life is imperfect. A compromise. A collision of aspirations, dreams, fears amidst our daily reality.

 

Like many cultures Tahitians strive to integrate the narrative of their past with the invasion of global popular culture. The Tiki has become a brand, a logo or an icon for Tahiti, in the same way as Mickey Mouse acts like a global ambassador for the pervasive soft power of Disney and the American dream. Its iconography transcends borders and continents. TikiMiki represents this alliance between Primitive and popular culture.

How does a culture thrive and evolve in the face of an ever changing world? Who defines what is authentic and inauthentic? If a culture ceases to evolve, is it alive? To these questions there are no obvious answers. This new series of work explores these themes. From global issues of overconsumption, issues of waste and landfill, the influence of America and global popular culture and lifestyle.

 

For the artist, there is a lesson in this. That we cannot return to the past, because the past is as fictional as the future. The paradise sought is to be found in the imperfection of our present. Cultures evolve, change and grow to reflect the present concerns, awareness and technology. It is not a closed book but an ever expanding story which repeatedly poses the question….

Light Sculptures

"There's a crack in everything, that's how the light gets in" - Leonard Cohen

Cette collection explore les langages codés qui se cachent derrière les motifs. En utilisant la lumière et en perçant le bois, Garth Bowden crée des sculptures lumineuses pour raconter des histoires. Il invente ainsi un lexique avec la lumière, en invitant les spectateurs à voir et imaginer leurs propres univers à travers ces compositions organiques et géométriques.

La collection de sculptures lumineuses commence avec le grain du bois, sa « voix », que l’artiste amplifie via différents procédés. Le placage du bois se fait via la rotation du tronc et son épluchage en continu ou en feuilles individuelles. La plaque de bois peut ainsi être perçue comme un parchemin ou rouleau, et son grain comme le texte. En brûlant la surface, ou en y insérant des tâches et des centaines de trous, l’artiste explore plusieurs façons de transformer le bois en histoire, de lui faire dire son histoire.

La prise d’une radio de son crâne a donné envie à l’artiste de représenter cette expérience en utilisant la lumière. Lors d’une radiographie, nous sommes pénétrés par une radiation aboutissant sur une image qui dévoile ce qui est caché sous la surface. Ainsi, l’artiste réplique ce procédé en découpant le bois au laser pour révéler l’image de son crâne. Le bois découpé est ensuite transformé en une boite lumineuse où l’image apparaît avec la lumière. Les coupes fines du bois créent une image holographique plutôt qu’une image particulière et cohérente. Quand le spectateur bouge, cette image se déplace aussi. 

La nature s’exprime à travers ses motifs, remplis de rythme, mouvement et poésie. L’attention de l’artiste alterne entre la vision-même du grain du bois et la lecture de toutes les associations qui en émergent. Au final, il n’existe pas de traduction définitive: l’objet oscille perpétuellement entre « être vu » et « être  lu ».  

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This current series of work explores the coded languages hidden within pattern. Using light and perforated wood, Garth Bowden creates light boxes to tell his stories. He has created his own lexicon with light, inviting the viewer to see and imagine their own worlds within his organic or geometric compositions. 

 

Light has many associations : it is equated with life, and when people die we often talk about following the light.  Similarly, our awareness can be seen as the light of the mind, and death can be seen as the snuffing out of the candle flame. 

The collection of light sculptures - Illuminated Manuscripts- take the wood grain as a departure point and use other processes to amplify the voice of the wood. 

 

The process of making wood veneer involves spinning a tree trunk and shaving a continuous sheet of wood, or individual sheets off. The wood veneer can be seen as parchment or scroll, and its grain as text. Through scorching, staining and drilling hundreds of holes into the wood surface, the artist explores ways of translating the wood into a story about itself.

 

Having to have an X-ray of his skull led to an interest in representing the experience using light. The process of being X-rayed is to be penetrated by radiation resulting in an image rendering what is hidden beneath the surface. 

The artist echoes this process by cutting through wood with a laser to reveal the image of his skull. The laser-cut wood is then turned into a light box and the image appears as light. Thin slices into the wood create a holographic image rather than a singular coherent image. As the viewer shifts position, so too does the image. 

Garth Bowden sees pattern as one of nature’s languages... full of rhythm, movement and poetry. His attention is drawn between seeing the wood grain itself, and reading into it whatever associations arise. There is no definitive translation; the object is held perpetually between being seen and being read.

Silent Crowd

Cette série revisite les thèmes de l’innocence perdue, d’un monde dystopique où des héros renégats de bande dessinée auraient pris notre place. Ce sont des thèmes que l’artiste a explorés plusieurs fois dans son oeuvre: les excès de la société consumériste, le flou entre la réalité et la fantaisie, la personification de la nature. 

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This series touches upon themes previously explored in the past: the excesses of consumerist society; the blurring of reality and fantasy; and the personification of nature. Here we experience a dystopian world superseded by a "cartoon-esque" replica of itself; like a renegade Disney. 

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Silent Crowd ou la Dystopie dans le Monde des Jouets - de Oliver Dixon. 

 

Ces tableaux nous étourdissent en nous plongeant dans les nombreux dilemmes éthiques qui nous entourent aujourd’hui. 

Un mélange en surface de plusieurs sources artistiques, du néo-pop à l’Expressionnisme Abstrait d’un Kooning et Pollock, ou même à l’impact viscéral des premiers Francis Bacon - ces grandes toiles attirent immédiatement l’oeil avec leurs motifs, leur couleurs vives, et leur imagerie à première vue comique et enjouée. Cependant sous ce bricolage de fantaisie animée se cache un sous-entendu plus noir, une certaine claustrophobie, avec des personages écrasés les uns contre les autres qui fusionnent et se transforment en chimère déformée. En outre, des éclaboussures rouges ici et là sur les toiles entachent la frivolité de tous ces visages qui nous regardent, un peu comme si Toy Story s’était transformé en film d’horreur. 

Cette oeuvre audacieuse sort de l’ordinaire et capture bien les paradoxes de notre culture à la dérive entre une banalité « disneyfiée » et une déshumanisation. Si « les artistes sont les antennes de leur race » (tel que le suggère Ezra Pound), on pourrait dire que ces oeuvres tombent à point nommé avec une certaine résonance politique…

Dystopia in Toyland - Note on the Silent Crowd, by Oliver Dixon.

These paintings draw the viewer in with their bright colours, the disarming happy faces and their cartoon menageries, whereupon closer inspection we experience a sense of disquiet when the scenes depicted start to take form. They plunge us dizzily into the ethical dilemmas that surround us all today. 

While on the surface referencing a mash-up of artistic sources – neo-Pop, the messy Abstract Expressionism of de Kooning and P ollock, even the visceral impact of early Francis Bacon – these large canvases immediately draw the eye in with their bright, hectic colour-patterns and apparently playful, half-comical imagery. However, this bricolage of cartoon fantasia belies a darker subtext, its characters compressed claustrophobically against each other so that they merge and mutate into distorted chimera. What’s more, red spatterings criss-cross the paintings and undercut the frivolity of the faces crowding in on us, as though the horror-mannequin Chucky has gone on a knife-spree through the cast of Toy Story. 

These bold and bizarre works effectively capture the paradoxes of a culture adrift between disneyfied banality and de-humanisation. If “artists are the antennae of their race” (as Ezra Pound suggested) they could be said to be emotionally timely and politically resonant.  They build on themes and strategies that Bowden has obsessively returned to throughout his career and represent a new resolve to explore broader events through the lens of his ambitious personal vision.

The World of Pisney

The World of Pisney tente de démystifier le passé en reconnaissant les courants artistiques largement répandus et les influences du présent. Cette série tente d’estomper la séparation entre le passé et le présent, comme celle entre deux icônes culturelles distinctes, Picasso et Disney, faisant ainsi l’écho d’une société contemporaine où icônes de l’art et culture pop entrent en collision dans le marché des commodités. 

 

L’imagerie des bandes dessinées absorbe tout au sein de son langage visuel plastique, à l’image de Picasso qui réinventait le monde selon sa propre vision. Pisney représente cet amalgame, compression culturelle des extrêmes haut et bas, de l’art et de la culture pop. Les images de dessins animés n’ont souvent pas de sens littéral, mais elles fonctionnent visuellement. Tout comme une déconstruction de Picasso. Picasso adaptait son style constamment pour rester en phase avec sa vision du monde, rendant ainsi difficile la séparation du medium et du message.

 

Nous stabilisons nos pas dans l’avenir en gardant l’oeil sur le passé. Picasso était comme un repère, un marqueur culturel vers une nouvelle direction et perspective de représentation. Disney va bien au-delà d’un logo et des personnages animés. C’est à la fois un style de vie et un ambassadeur « soft power » du rêve américain, générant des histoires, des produits, des parcs d’attraction, qui en retour alimentent la machine Disney. La fiction devient réalité. Bienvenue à Disneyworld.

 

Nous vivons à une époque où les films d’action sont basés sur des personnages animés, des jouets, (plutôt que l'inverse), et nous communiquons avec un vocabulaire réduit d’émoticônes. La culture implose, se nourrit d’elle-même. Pisney reflète cette tendance. Fusionner le passé et le présent s’apparente à utiliser une boussole dans une forêt pour indiquer la direction à suivre lorsque l’horizon est invisible. Ainsi, vous êtes invités à pénétrer dans le monde intérieur de Dora Mouse, son âme…et à questionner si effectivement elle en a une…

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“History always constitutes the relation between a present and its past. Consequently fear of the present leads to mystification of the past” 

― John Berger, Ways of Seeing

The World of Pisney attempts to demystify the past.. and acknowledge the pervasive art forms and influences of the present. The present is by its nature evasive precisely because it lacks perspective. Hence, Pisney blurs the dividing line between the past and the present, and between two distinct cultural icons, Picasso and Disney, echoing contemporary society in which pop culture and art icons collide within the market place of commodities.

 

Cartoon imagery consumes everything within its plastic visual language, as did Picasso - reinventing the world in his vision. Pisney represents this amalgam, this cultural compression of high and low, of art and pop culture. Cartoon images often have no literal sense, but work visually. A Picasso deconstruction works in the same way. His language reinvents reality, twists and distorts it, but it succeeds because of its visual harmony even when we are faced with surreal juxtapositions. Picasso constantly adapted his style to keep up with his vision of the world, making it difficult to separate his medium from his message. 

 

We steady our steps into the future by keeping sight of the past. Picasso was a sign post, a cultural marker for a new direction and perspective on representation. Disney is many things…and certainly much more than cartoon characters and a logo. It's a lifestyle, a soft power ambassador for the American dream. It creates stories, and merchandise and theme parks which in turn feed the Disney machine. It sells a fiction as a reality. Welcome to Disneyworld.

 

We live in a time where action films are based on toy figures, (rather than toy figures based of film characters), and we communicate in a reduced lexicon of emoticons. Culture is imploding, feeding upon itself, and Pisney reflects this trend. Merging past and present is like using a compass in a forest, to mark our direction when no horizon is in sight. You are therefore invited into the inner world of Dora Mouse… and to question whether indeed she has one…

SOFT Power

"SOFT Power" apparaît comme une contradiction. Pourtant, le pouvoir n'est pas nécessairement quelque chose de manifeste, démonstratif ou visible. Et douceur ne veut pas dire faiblesse.

SOFT Power peut également évoquer le pouvoir latent. Comme la mer, dont la masse peut exploser en un instant, ou à l'inverse rester calme, allongée dans son immensité.

Ou nous rappeler le corps... enrobé dans sa peau, membrane familière et délicate, gardienne des mystères de la vie qui s'y logent... 

SOFT Power explore ainsi notre animalité, notre nature indomptée.

Dans notre culture, nous avons tendance à personifier la nature, à enlever toute trace de violence, de sexualité. Ici, l'artiste fait le contraire. Ainsi, porter un masque ou peindre le corps sont une façon de dévoiler notre identité et désinhiber notre nature primitive, notre animalité.

Libérer la sensualité…nudité…sexualité. Le corps à l’état brut.

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’SOFT Power’ conjures contradiction. However, power is not necessarily something overt, demonstrative or conspicuous and softness does not inherently mean weakness. 

SOFT Power can also suggest latent power. Like the sea, whose calm masses can erupt in an instant, or lay vast and still. 

Or we can think of the body.. wrapped in its delicate and familiar membrane, the skin.  The doorkeeper to the mysteries of human life within. 

SOFT Power explores our unruly ‘animal’ nature.

Where it is a cultural norm to personify nature, to remove the violence and sexuality, here the artist does the opposite. Hence, wearing a mask or painting the body is a way of disrobing our habitual identity and disinhibiting our more primal animal nature.

Liberating sensuality.. nakedness.. sexuality. The body in its simplest form.

Collection Apollo pour LeStudio

Cette nouvelle série conçue spécialement pour LeStudio a été créée dans un esprit d’exploration, d’improvisation et de mouvement, à l’image de ce lieu unique. 

Baptisée Apollo, cette collection nous emmène dans un voyage inter-planétaire, rempli de satellites, sondes, rampes de lancement et station spatiale.  Avec leurs constellations inter-stellaires, les sculptures lumineuses sont comme des cartes étoilées qui nous guident lors de ce voyage.

Chaque pièce, unique et fabriquée à la main pour LeStudio, tente de réconcilier les oppositions: organique et non-organique, symétrique et asymétrique, machine et être vivant. 

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